- Auteur de l'analyse : Annie Urbanik-Rizk
- Nombre de pages : 52 p.
- Sous catégorie : Résumé et analyse de l'œuvre
Les Raisins de la colère
Téléchargez au format PDF le résumé de l'œuvre -sous forme de lecture suivie -ainsi qu'une analyse synthétique de l’œuvre Les Raisins de la Colère de Steinbeck, rédigés par Annie Urbanik-Rizk, professeur agrégée en classe préparatoire aux grandes écoles.
Au programme de l’épreuve de français-philo des concours CPGE scientifiques 2011-2012.
Introduction
Rappels historiques
- Contexte historico-littéraire
- Contexte biographique
Étude suivie des Raisins de la colère
- Structure du roman
- Première partie : la sécheresse et les préparatifs de départ (chapitres 1 à 11)
- Deuxième partie : le voyage vers la Californie (chapitres 12 à 19
- Troisième partie : l’arrivée en Californie (chapitres 20 à 30)
Étude synthétique
- Les personnages : les Joad et la famille humaine
- La veine réaliste : un roman historique ou un mythe pastoral ?
- Le symbolisme biblique : une oeuvre épique ? Une oeuvre poétique ?
- Une oeuvre engagée ? Un roman social ?
- Transpositions artistiques
- Cinéma
- Peinture
- Chansons populaires
Indications bibliographiques
Extrait de l’analyse et du résumé de l'oeuvre Les Raisins de la colère de Steinbeck
Étude suivie des Raisins de la colère
Structure du roman
Steinbeck ne se contente pas d’être journaliste ou chroniqueur pour
témoigner des difficultés économiques des paysans expropriés en
route vers l’Ouest. Il crée un monde imaginaire dont la force est d’autant
plus vive qu’il fait écho, sous forme de reprises et de parallèles
particuliers aux fresques générales qui alternent avec les chapitres
vraiment narratifs. L’impression est celle de l’expansion, puis de
la concentration et confère à l’ensemble un rythme vital.
Par ailleurs, ce n’est ni l’intrigue ni le suspense, plutôt pauvre,
qui intéressent le lecteur. La force du roman, c’est celle de la longue
marche des miséreux en quête d’une vie meilleure, décrite avec
un souffle poétique qui se combine avec la précision réaliste des
références économiques et politiques. Fourmillant d’épisodes, le
roman est néanmoins composé avec la simplicité d’une tragédie
en trois actes.
D’un côté, sur un total de trente chapitres, quatorze chapitres
sont consacrés à l’histoire de la famille Joad, rédigés selon un principe
réaliste avec des dialogues souvent truculents. De l’autre, les seize
chapitres dits « intercalaires » plus diversement écrits qui évoquent
la description précise d’une société ancienne détruite par l’industrialisation
et le pouvoir des banques. Apportant bien plus qu’une valeur
explicative ou documentaire, ils servent à mettre en perspective
l’aventure individuelle d’une famille et lui confèrent une portée universelle.
Les chapitres intercalaires ne représentent cependant qu’une
centaine de pages, soit un sixième de l’ensemble.
Le premier chapitre intercalaire a pour intérêt de placer l’histoire
de la famille Joad, dépossédée à la fois de ses terres et de sa
dignité, dans le cadre d’une histoire humaine plus vaste. D’emblée le
ton est universel, dans les chapitres ultérieurs, il sera plus historique
et politique.
Première partie : la sécheresse et les préparatifs de départ (chapitres 1 à 11)
Chapitre premier
La sécheresse envahit l’État de l’Oklahoma dès le début du mois de
mai. Un nuage de poussière imprègne tout et oblige les hommes à
porter un mouchoir sur le nez ainsi que des lunettes. Hommes et
femmes sont en attente et n’ont rien d’autre à faire que de se demander
comment ils vont survivre. « Qu’est-ce qu’on va faire ? » Rien
de mal ne peut arriver si les hommes tiennent le coup, se disent les
femmes et les enfants qui retournent à leurs occupations pendant que
les hommes examinent les maïs desséchés sur pied.
Dès le premier chapitre, le ton épique est mis en place sur le
mode biblique, avec la mise en scène des éléments naturels, la sécheresse,
et les tempêtes de sable à l’origine première des migrations des
populations vers l’Ouest. Ce désastre est décrit sur un ton apocalyptique,
en terme de cycle vital, de retour à la stérilité ocre de la terre,
qui vient faire suite à la verdure et à la fertilité. Devant l’adversité, les
hommes sont contraints de s’unir autour du groupe et de la famille
et de faire face à cette plaie qui semble leur être infligée par quelque
force supérieure.
Chapitre 2
Aucun commentaire n'a été publié pour le moment.
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des commentaires.




